02.12.2008
Mangoustan : lex anti-oxydants
Noms communs : mangoustanier, mangoustan.
Nom botanique : Garcinia mangostana, famille des clusiacées.
Nom anglais : mangosteen.
Parties utilisées : le fruit ou sa peau, parfois les feuilles et le coeur du bois.
Habitat et origine : le mangoustan est le fruit du mangoustanier, un arbre originaire d'Asie tropicale (Malaisie, Inde, Myanmar et Sri Lanka, notamment). Il exige un climat chaud à forte humidité, un sol très frais, voire humide.
| Qu’est-ce que le mangoustan?
Le mangoustan est un fruit arrondi, violacé, de la taille d'une balle de golf. Sa peau, aussi appelée péricarpe est épaisse et amère. Le fruit renferme une chair blanche divisée en cinq à six quartiers, au goût fin mêlant agréablement l'acide et le sucré.
On utilise le mangoustan pour...
Plusieurs parties du mangoustanier font l’objet d’usages médicinaux dans les pharmacopées asiatiques traditionnelles (Chine, Thaïlande, Inde, notamment), généralement en combinaison avec d’autres plantes. La peau du fruit, les feuilles de l’arbre et le coeur de son bois sont, par exemple, employés pour soulager les douleurs abdominales, traiter la diarrhée, les infections, l’inflammation, les allergies, la dépression et les troubles cutanés. Les herboristes de ces pays s’en servent aussi pour prévenir les troubles cardiovasculaires et le cancer.
Depuis quelques années, c’est surtout le fruit, le mangoustan, qui retient l’attention des Occidentaux pour sa teneur en antioxydants.
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Indications
Le jus de mangoustan, tout comme celui du goji ou de l’açaï, arrive de loin, avec une réputation de panacée. Mais les essais cliniques manquent à l’appel. Il est par conséquent impossible d’évaluer l’efficacité de ce fruit pour la prévention ou le traitement des maladies.
Posologie
Les données sont insuffisantes pour suggérer une posologie thérapeutique. Employé comme aliment, le mangoustan semble être bien toléré par l’organisme humain.
Historique
Le mangoustan fait l’objet d’usages médicinaux en Asie, mais ce sont surtout les usages alimentaires de ce fruit tropical qui ont traversé les âges et les continents. Mentionné au VIIe siècle comme un arbre fruitier originaire de l’Asie du sud-est, le mangoustanier aurait commencé à être cultivé en Thaïlande au début du XIXe siècle.
La Reine Victoria d’Angleterre aurait fait du mangoustan son fruit favori, offrant même le titre de chevalier à quiconque pouvait lui en assurer un approvisionnement régulier. Le mangoustanier est aujourd’hui cultivé pour ses fruits dans toute l’Asie tropicale et dans certaines régions d’Amérique du Sud.
Ce n’est qu’en 1970 qu’on isole l’alpha-mangostin, une substance antioxydante de la famille des xanthones. Par la suite, une quarantaine d’autres xanthones seront découvertes dans le mangoustanier, particulièrement dans la peau du fruit.
En 2002, une firme américaine lance un jus de mangoustan, le XanGo®, qu’elle commercialise comme un supplément alimentaire antioxydant par l’intermédiaire d’un réseau de vente à paliers multiples. D’autres entreprises offrent maintenant du jus de mangoustan dans les magasins d’aliments naturels.
Recherches
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IMPORTANT. Certains fabricants ou distributeurs de mangoustan font allusion à des centaines d’études scientifiques et articles publiés au sujet des xanthones et du mangoustan. Impressionnant à première vue, mais ces données restent très préliminaires pour l’instant, car la grande majorité d’entre elles sont issues d’essais in vitro.
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Pour l’heure, il n’y a pas d’essais cliniques de qualité permettant de démontrer les effets thérapeutiques du mangoustan chez les humains.
Cependant, la découverte des xanthones a donné lieu à de nombreux essais in vitro et sur des animaux, dont les résultats tendent à valider certains des usages traditionnels de ce fruit : traitement des allergies1-4, des affections du tube digestif3,2,5,6 et prévention des troubles cardiovasculaires7, par exemple.
D’autres données préliminaires ont décelé des propriétés anticancer8-12 et antidépressives1,13 dans les xanthones.
Divers. Les résultats d’un essai14 sans groupe témoin mené auprès de 60 sujets en Thaïlande ont été publiés en 2008 : l’emploi d’un rince-bouche renfermant un extrait de la peau (péricarpe) du mangoustan a contribué à réduire la mauvaise haleine des participants.
Précautions
Attention
- On a récemment rapporté un cas d’acidose lactique associé à la consommation de jus de mangoustan17. L’acidose lactique est une augmentation anormale d'acide lactique dans le sang, habituellement attribuable à une mauvaise oxygénation des tissus. Cependant, le patient souffrait d’un trouble pulmonaire grave qui aurait aussi pu être la cause de cette acidose lactique.
Contre-indications
- Grossesse et allaitement. Données insuffisantes pour se prononcer.
Effets indésirables
- Aucun connu, sauf en cas d’allergie aux plantes de la famille des clusiacées, comme le millepertuis et le garcinia cambogia.
Interactions
Avec des plantes ou des suppléments
- Théoriquement, les effets du mangoustan pourraient s’ajouter à ceux des plantes ou des suppléments qui ont une action anticoagulante ou qui inhibent la recapture de la sérotonine.
Avec des médicaments
- Théoriquement, les effets du mangoustan pourraient s’ajouter à ceux des médicaments de type anticoagulants, antihistaminiques, inhibiteurs de la phosphodiesterase ou inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine.
- Théoriquement, les effets du mangoustan pourraient contrer ceux des médicaments chimiothérapeutiques, dont l’action est oxydante.
L'avis de notre nutritionniste
| Les jus de fruits exotiques comme l’açaï, le goji, le mangoustan et le noni sont associés à des vertus santé exceptionnelles par leurs fabricants et leurs distributeurs. Pourtant, pour le moment, aucun essai clinique de bonne qualité confirmant ces allégations n’a été publié. Le prix élevé de ces jus et l’absence de données cliniques fiables ne justifient pas, à l’heure actuelle, leur ajout à notre alimentation. D’autant plus que nous avons déjà accès à une grande variété de petits fruits et de légumes locaux dont plusieurs ont des propriétés bénéfiques cliniquement démontrées et une valeur antioxydante élevée : bleuet, framboise, fraise, brocoli, tomate, oignon, par exemple. La meilleure fontaine de jouvence se trouve dans nos actions quotidiennes pour prendre soin de notre santé, et non dans un seul aliment. Hélène Baribeau, diététiste-nutritionniste |
Sur les tablettes
- On peut trouver le fruit frais de plus en plus souvent dans les épiceries.
- Le mangoustan est également offert en jus : de 40 $ à 50 $ le litre.
- On trouve aussi de la poudre à mélanger avec de l’eau : environ 11 $/100 g. La poudre est obtenue après broyage et séchage à froid des fruits.
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| Réviseur : |
| Recherche et rédaction : Pierre Lefrançois et Françoise Ruby. | |
| Fiche créée : novembre 2008 | |
RéférencesNote : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée. Bibliographie National Library of Medicine (Ed). PubMed, NCBI. [Consulté le 30 septembre 2008]. www.ncbi.nlm.nih.gov Notes 1. Chairungsrilerd N, Furukawa K, et al. Histaminergic and serotonergic receptor blocking substances from the medicinal plant Garcinia mangostana. Planta Med. 1996 Oct;62(5):471-2. |
11:05 Publié dans Nutrition | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.11.2008
Les bienfaits du Goji
Noms communs : Goji, lyciet de Chine, lyciet commun, lyciet de barbarie.
Nom botanique : Lycium barbarum ou Lycium chinense, famille des solanacées.
Noms anglais :chinese boxthorn, chinese wolfberry, tibetan goji.
Nom chinois :Gou Qi Zi.
Parties utilisées : surtout le fruit, parfois l’écorce des racines.
Habitat et origine : arbuste appartenant à la famille des solanacées (tomate, pomme de terre, piment, aubergine etc.). Originaire de la Chine, il produit des baies ovales d’un rouge brillant, poussant habituellement en plein soleil, dans un sol alcalin et sec.
En Médecine traditionnelle chinoise (MTC), on emploie une décoction de baies séchées ou de l’écorce des racines du lyciet, habituellement en association avec d’autres ingrédients de la pharmacopée chinoise. De nos jours, les baies (connues sous le nom de « goji ») sont populaires en Occident, notamment en raison de leur teneur en antioxydants.
Indications
haut
En Médecine traditionnelle chinoise : protéger le foie, les reins et les organes de la vision; stimuler le système immunitaire; traiter l’infertilité masculine et les troubles respiratoires; ralentir le vieillissement neurologique; combattre la fatigue et la faiblesse.
Posologie
haut Les données sont insuffisantes pour suggérer un dosage thérapeutique.
Historique
haut Au cours des dernières années, les baies séchées et le jus de goji sont devenus très populaires en Occident, notamment en raison de leur teneur en antioxydants. Cette popularité est fortement alimentée par des allégations qui relèvent du marketing bien orchestré plutôt que de données bien documentées. Comment ne pas rester perplexe en lisant les envolées suivantes : « Le secret de jouvence du Tibet », « Baies miraculeuses », « Baies du sourire », etc.
En Chine, on consomme les baies de goji depuis au moins 2 000 ans. Selon la Médecine traditionnelle chinoise, le fruit a la propriété de « nourrir les Reins et le Foie », « d’humidifier le Poumon » et de « supplémenter le Yin ». Les herboristes chinois l’emploient, en association avec plusieurs autres plantes, pour traiter l’infertilité masculine et les troubles respiratoires et pour combattre la fatigue. En prévention, ils l’utilisent pour protéger le foie et les reins, ainsi que comme tonique pour stimuler le système immunitaire, préserver l’intégrité des fonctions neurologiques et des organes de la vue contre les effets du vieillissement.
Recherches
haut Bien que certains fabricants ou distributeurs de goji prétendent que ce dernier a fait l’objet de multiples études, aucun essai clinique récent et fiable n’a confirmé l’efficacité des baies utilisées seules. Les recherches récentes ont surtout scruté les antioxydants qu’elles renferment. On a notamment identifié quatre polysaccharides spécifiques à cette espèce végétale. Ces substances, selon des essais in vitro et sur des animaux, auraient des propriétés antioxydantes, immunostimulantes, antidiabétiques, antihypertensives, anti-infertilité et hypolipidémiantes.
Recherches cliniques
Un essai préliminaire à double insu avec placebo de faible qualité méthodologique a été publié en mai 2008. Il a été mené aux États-Unis par le fabricant du produit GoChi (FreeLife International LLC) auprès de 34 adultes en bonne santé2. Les résultats indiquent que la consommation de 120 ml (½ tasse) de jus de goji durant deux semaines a amélioré le bien-être général (niveau d’énergie, sommeil, humeur, etc.) des sujets traités, par rapport au groupe témoin. Cependant, comme les participants consommaient déjà du goji depuis plusieurs mois avant l’essai, ils ont pu reconnaître si ce qu’ils buvaient était du jus de goji ou un placebo. Dans ce cas, il ne s’agit plus d’un essai à l’aveugle, ce qui limite beaucoup la validité des résultats obtenus, tout comme le petit nombre de sujets, la courte durée et la subjectivité du questionnaire rempli par les participants.
Un essai clinique comparatif publié en 1994 a été mené en Chine auprès de 75 patients souffrant de cancers divers en phase avancée (cutané, rénal, colorectal, pulmonaire, etc.)1. Les résultats indiquent que l’ajout de composés purifiés du goji (polysaccharides) à un traitement classique d’immunothérapie (lymphocytes LAK) a eu des effets bénéfiques. Ces résultats ne permettent pas de conclure à l’efficacité du jus ou des baies dans le traitement du cancer.
Une étude de cas publiée en 1989 a été menée en Chine auprès de 35 asthmatiques en convalescence3. Ces derniers ont pris, durant 10 semaines, une décoction renfermant sept plantes, dont du goji : ce remède traditionnel (Invigorating Kidney) a réduit l’obstruction des voies respiratoires des patients.
Essais sur des animaux ou in vitro
Les chercheurs asiatiques s’intéressent de près aux composés du goji. Les résultats de leurs essais in vitro indiquent que des composés isolés de l’écorce de la racine de goji ont des propriétés antimicrobiennes et antifongiques4,5, et que les baies auraient une action antivirale6. Ces données tendent vers une validation de l’emploi du goji en Médecine traditionnelle chinoise pour traiter les infections des voies respiratoires.
D’autres essais faits sur des animaux ou des cellules avec des composés purifiés du goji, principalement ses polysaccharides, ont aussi donné des résultats intéressants à plusieurs chapitres, comme l’infertilité et le vieillissement7-13. On ne peut cependant conclure que le jus ou la pulpe du fruit, consommés tels quels, auraient le même effet.
Précautions
haut Contre-indications
Grossesse et allaitement. Les données sont insuffisantes pour établir l’innocuité du goji durant la grossesse et l’allaitement. Il est possible que le goji stimule l’utérus.
Allergie ou intolérance. Certaines personnes peuvent souffrir d’allergie ou d’intolérance au goji ou à d’autres aliments de la famille des solanacées (tomate, pomme de terre, aubergine, poivron, piment, etc.)
Effets indésirables
Aucun connu
Interactions
haut Avec des plantes ou des suppléments
Aucune connue.
Avec des médicaments
Aucune connue.
L'avis de notre nutritionniste
haut Les jus de fruits exotiques comme l’açaï, le goji, le mangoustan et le noni sont associés à des vertus santé exceptionnelles par leurs fabricants et leurs distributeurs. Pourtant, pour le moment, aucun essai clinique de bonne qualité confirmant ces allégations n’a été publié.
Le prix élevé de ces jus et l’absence de données cliniques fiables ne justifient pas, à l’heure actuelle, leur ajout à notre alimentation. D’autant plus que nous avons déjà accès à une grande variété de petits fruits et de légumes locaux dont plusieurs ont des propriétés bénéfiques cliniquement démontrées et une valeur antioxydante élevée : bleuet, framboise, fraise, brocoli, tomate, oignon, par exemple. La meilleure fontaine de jouvence se trouve dans nos actions quotidiennes pour prendre soin de notre santé, et non dans un seul aliment.
Hélène Baribeau, diététiste-nutritionniste
novembre 2008
Sur les tablettes
haut Dans les magasins de produits naturels, le goji est offert sous différentes formes :
Jus : de 40 $ à 50 $ le litre.
Baies séchées : environ 6 $/100 g.
Poudre à mélanger avec de l’eau : environ 12 $/100 g. Elle est obtenue après broyage et séchage à froid des fruits.
Les fruits séchés et la poudre de goji peuvent renfermer des sulfites, comme la plupart des fruits séchés (et des vins) du commerce. Les sulfites sont des composés ajoutés au moment de la transformation afin de préserver la couleur des baies séchées. En 2007, la FDA américaine rapportait que deux lots de baies de goji séchées provenant de Chine renfermaient des taux de sulfites supérieurs aux quantités jugées acceptables14.
On trouve dans le commerce des mélanges de jus contenant du goji. Certains de ces produits peuvent avoir été irradiés afin que leur conservation soit assurée15.
Réviseur :
Jean-Yves Dionne, B.SC. Pharm (novembre 2008).
Recherche et rédaction : Pierre Lefrançois et Françoise Ruby.
Fiche créée : novembre 2008
Références
Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.
Bibliographie
Food Safety Authority of Ireland. Irradiated Food Survey, 2007. [Document PDF consulté le 26 septembre 2008] www.fsai.ie/industry
Herbal Supplement Sales in United States Show Growth in All Channels. HerbalGram. 2008; 78:60-63 American Botanical Council, États-Unis.
Hunt MC. Many Americans trying new menu of preventive foods. COPLEY NEWS SERVICE. États-Unis, 2006. [Consulté le 23 septembre 2008]. www.cantonrep.com
National Library of Medicine (Ed). PubMed, NCBI. [Consulté le 26 septembre 2008]. www.ncbi.nlm.nih.gov
Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements - Goji (Lycium spp.), Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 23 septembre 2008]. www.naturalstandard.com
The Natural Pharmacist (Ed). Natural Products Encyclopedia, Herbs & Supplements - Wolfberry, ConsumerLab.com. [Consulté le 23 septembre 2008]. www.consumerlab.com
Therapeutic Research Faculty (Ed). LYCIUM, Natural Medicines Comprehensive Database. [Consulté le 23 septembre 2008]. www.naturaldatabase.com
Wikipédia – Baie de Goji. Mise à jour le 26 septembre 2008. [Consulté le 26 septembre 2008]. fr.wikipedia.org
Santé Canada. Vie saine - Interactions de la warfarine avec des médicaments, des aliments et des produits de santé naturels www.hc-sc.gc.ca
Notes
1. Cao GW, Yang WG, Du P. [Observation of the effects of LAK/IL-2 therapy combining with Lycium barbarum polysaccharides in the treatment of 75 cancer patients] Zhonghua Zhong Liu Za Zhi. 1994 Nov;16(6):428-31.
2. Amagase H, Nance DM. A randomized, double-blind, placebo-controlled, clinical study of the general effects of a standardized Lycium barbarum (Goji) Juice, GoChi. J Altern Complement Med. 2008 May;14(4):403-12.
3. Fu JX. [Measurement of MEFV in 66 cases of asthma in the convalescent stage and after treatment with Chinese herbs]. Zhong Xi Yi Jie He Za Zhi. 1989 Nov;9(11):658-9, 644.
4. Lee DG, Jung HJ, Woo ER. Antimicrobial property of (+)-lyoniresinol-3alpha-O-beta-D-glucopyranoside isolated from the root bark of Lycium chinense Miller against human pathogenic microorganisms. Arch Pharm Res. 2005 Sep;28(9):1031-6.
5. Lee DG, Park Y, et al. Anti-fungal effects of phenolic amides isolated from the root bark of Lycium chinense. Biotechnol Lett. 2004 Jul;26(14):1125-30.
6. Wang LH, Jiang ZS, Chen ZF. [Inhibitory effects of Chinese medicines on SOS responses in E. coli and their mechanism]. Yi Chuan Xue Bao. 1991;18(1):90-6.
7. Luo Q, Li Z, et al. Lycium barbarum polysaccharides: Protective effects against heat-induced damage of rat testes and H2O2-induced DNA damage in mouse testicular cells and beneficial effect on sexual behavior and reproductive function of hemicastrated rats. Life Sci. 2006 Jul 10;79(7):613-21.
8. Jia YX, Dong JW, et al. [The effect of lycium barbarum polysaccharide on vascular tension in two-kidney, one clip model of hypertension]. [Article en chinois, résumé en anglais]. Sheng Li Xue Bao. 1998 Jun;50(3):309-14.
9. Luo Q, Cai Y, et al. Hypoglycemic and hypolipidemic effects and antioxidant activity of fruit extracts from Lycium barbarum. Life Sci. 2004 Nov 26;76(2):137-49.
10. Chan HC, Chang RC, et al. Neuroprotective effects of Lycium barbarum Lynn on protecting retinal ganglion cells in an ocular hypertension model of glaucoma. Exp Neurol. 2007 Jan;203(1):269-73.
11. Deng HB, Cui DP, et al. Inhibiting effects of Achyranthes bidentata polysaccharide and Lycium barbarum polysaccharide on nonenzyme glycation in D-galactose induced mouse aging model. Biomed Environ Sci. 2003 Sep;16(3):267-75.
12. Yu MS, Lai CS, et al. Characterization of the effects of anti-aging medicine Fructus lycii on beta-amyloid peptide neurotoxicity. Int J Mol Med. 2007 Aug;20(2):261-8. Texte intégral (document PDF) : www.spandidos-publications.com
13. Chang RC, So KF. Use of anti-aging herbal medicine, Lycium barbarum, against aging-associated diseases. What do we know so far? Cell Mol Neurobiol. 2008 Aug;28(5):643-52.
14. Strong America Limited Issues Alert on Undeclared Sulfites in Great Wall Brand Chinese Wolfberry. Communiqué de la FDA, septembre 2007, États-Unis. [Consulté le 26 septembre 2008]. www.fda.gov
15. Food Safety Authorithy of Ireland. Irradiated Food Survey, 2007. [Document PDF consulté le 26 septembre 2008] www.fsai.ie/industry
15:39 Publié dans Conseils santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2008
Conférence sur la pollinisation souligne l'importance des abeiles
Le nombre d'abeilles, d'oiseaux et d'autres insectes pollinisateurs est en voie de diminution, ce qui constitue une menace pour des milliers de végétaux utilisés à des fins alimentaires, médicales et industrielles, ont indiqué des scientifiques et de hauts fonctionnaires lors de la huitième conférence internationale annuelle de la Campagne pour la protection des pollinisateurs en Amérique du Nord.
Des scientifiques, des agriculteurs et des écologistes se sont réunis à Washington, du 22 au 24 octobre, en vue de trouver les moyens de sensibiliser davantage l'opinion publique à une situation que le président de cette campagne, M. Robert Lang, a qualifiée de « crise sanitaire potentielle pour notre planète ».
La pollinisation est indispensable pour que les plantes et les arbres à fleurs puissent se reproduire et donner des fruits. Les abeilles, les oiseaux, les chauves-souris, les papillons et même le vent transportent le pollen d'une fleur à une autre.
Selon une étude récente publiée dans la revue Ecological Economics, on estime que la valeur économique de la pollinisation dans le monde atteint plus de 215 milliards de dollars, soit environ 9,5 % de la production agricole mondiale.
La Campagne pour la protection des pollinisateurs en Amérique du Nord (NAPCC) est administrée par une association à but non lucratif, Pollinator Partnership, qui regroupe quelque 120 organismes publics et privés ainsi que des particuliers qui encouragent et mettent en œuvre des mesures destinées à protéger tous les insectes et animaux pollinisateurs en Amérique du Nord. Sa conférence annuelle a été organisée cette année sous l'égide du département d'État.
La pollinisation à des fins commerciales
Les abeilles en particulier jouent un rôle fondamental en matière de pollinisation. Des agriculteurs louent fréquemment des colonies d'abeilles pour la pollinisation de leurs végétaux. Des ruches peuvent être ainsi transportées d'une exploitation agricole à une autre dans divers coins du pays.
Selon un spécialiste du ministère américain de l'agriculture, le nombre des colonies d'abeilles utilisées à des fins commerciales a diminué de 31 % en 2007.
En outre, un rapport publié en 2006 par le Conseil national de la recherche indique que le nombre d'abeilles était si faible aux États-Unis qu'il a fallu en importer, pour la première fois depuis 1922, de pays situés en dehors de l'Amérique du Nord, en dérogation à la loi qui interdit cette importation de crainte que les abeilles importées introduisent de nouveaux insectes nuisibles.
Ces statistiques alarmantes ont poussé certains à comparer la diminution de la population des pollinisateurs aux indicateurs économiques annonçant la crise financière de 2008.
Le directeur général du Pollinator Partnership, Mme Laurie Davies Adams, a déclaré aux participants de la conférence que la forte diminution du nombre des pollinisateurs constituait un signe avant-coureur de l'effondrement de la production agricole. Le Pollinator Partnership, a-t-elle dit, veut sensibiliser l'opinion publique en vue d'empêcher une telle crise. « Si une vache sur trois mourait, on ferait quelque chose », a-t-elle fait remarquer.
La disparation massive des colonies d'abeilles
Une des causes principales de la mort des abeilles est ce qu'on appelle en anglais « Colony Collapse Disorder » (CCD, « trouble lié à l'effondrement d'une colonie »), phénomène qui se manifeste par l'absence à peu près complète d'abeilles adultes. Sans leur travail, une colonie ne peut que disparaître.
Les scientifiques ne savent pas exactement quelles sont les causes du CCD. Selon une étude publiée dans la revue Science Magazine, il existerait une corrélation entre la disparition de colonies et le virus IAPV (« Israeli Acute Paralysis Virus ») découvert en 2004 en Israël. Toutefois, les chercheurs n'ont pu démontrer que ce virus causait le CDD. D'autres scientifiques ont émis l'hypothèse selon laquelle un ensemble de facteurs telles qu'une mauvaise alimentation, le contact avec des pesticides et des infections virales ou dues à des mites causerait le CDD.
Lors de la conférence, Mme Adams a indiqué qu'il était essentiel d'améliorer l'habitat des pollinisateurs pendant que les chercheurs continuaient à examiner les causes de la diminution de leur population.
Le département d'État collabore avec la NAPPC depuis 2001 et œuvre actuellement en faveur de la protection des pollinisateurs en plantant des espèces de végétaux indigènes qui leur sont favorables et en utilisant des techniques écologiques de lutte contre les insectes nuisibles dans les jardins des ambassades et des consulats des États-Unis, a indiqué un haut responsable de la direction des océans, de l'environnement et des sciences, M. Daniel Reifsnyder.
« Certaines ambassades des États-Unis donnent l'exemple en créant des jardins favorables aux pollinisateurs », a-t-il dit en citant les ambassades d'Athènes, de Bangkok, de Londres, de Niamey et de Yaoundé.
Les États-Unis ont également donné 26 millions de dollars en 2008 au Fonds mondial de l'environnement en vue du financement d'un projet d'une durée de cinq ans destiné à protéger les pollinisateurs en Afrique et en Asie du Sud. Ce fonds qui regroupe 178 pays, institutions internationales, organisations non gouvernementales et des entreprises du secteur privé s'attaque à des questions mondiales relatives à l'environnement tout en finançant des projets nationaux de développement durable. Depuis 1991, il a financé des projets à hauteur de 7,6 milliards de dollars.
En Amérique du Nord, le Pollinator Partnership et la NAPPC ont publié des guides qui recommandent la plantation de végétaux favorables aux pollinisateurs en fonction de diverses zones géographiques et que l'on peut consulter sur l'Internet. Mme Adams a fait part de la préparation d'autres guides intéressant le Canada, le Mexique et Porto-Rico.
L'avenir des abeilles
Dans le cadre de ses activités de protection, la NAPPC remet chaque année un prix à une personne ou à une famille qui a beaucoup contribué à la protection d'espèces de pollinisateur sur des terres cultivées ou à l'état sauvage. Le lauréat de cette année est M. Chuck Hurd dont l'exploitation, Lister Acre Farms, est située à Harrington (Delaware).
M. Hurd utilise le moins possible de pesticides et uniquement après le coucher de soleil en vue de protéger les abeilles butineuses. Il entretient aussi un champ de fleurs sauvages indigènes et a créé sur sa propriété un jardin d'arbustes et de fleurs qui attirent les papillons.
La NAPPC finance aussi des travaux de recherche portant sur la santé des abeilles, dont certains résultats ont été présentés lors de la réunion de Washington. Entomologiste de l'université du Minnesota, Mme Marla Spivack étudie la propolis, substance résineuse qui protège les bourgeons contre les infections et que les abeilles ramassent.
Il s'est révélé que la propolis a des propriétés antimicrobiennes et qu'elle empêche la reproduction du virus du sida en laboratoire. Les abeilles tapissent leur essaim de propolis. Selon les résultats préliminaires des travaux de Mme Spivack, le traitement des abeilles de laboratoire avec de la propolis réduit le nombre des bactéries et renforce leur système immunitaire. À l'heure actuelle, Mme Spivack fait des essais sur le terrain dans l'espoir que la propolis constituera une arme utile dans la lutte pour la survie des abeilles.
En savoir plus
Rédacteur
Daniel Gorelick
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Auteur
USINFO, Département d'État des États-Unis
13:11 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




